Le ventilo nous ayant lache faute de batterie, on finit la nuit dehors, le matelas pose par terre. Reveil matinal, donc, par le soleil et une dizaine de spectateurs plus ou moins bruyants. Apres une derniere seance photo, on s'elance vers la frontiere a 20 bornes de la par la grosse route qui separe les deux pays.
Un enorme poste frontiere en beton, plusieurs dizaine de camions arretes, d'un cote les beninois et de l'autre les nigerians. Cote Benin les controles sont classiques, peut etre plus insistants concernant les bakschichs. Le douanier nous refera d'ailleurs le coup du tampon alors qu'il traine en vue sur son bureau. Cote nigerian une voix au haut parleur repete en anglais la procedure a suivre. En plus de la police et de la douane, qui seront relativement cool, il faudra passer par plusieurs bureaux installes dehors (dont un controlant la fievre jaune) qui reclameront des sous. Comme on leur demande des recus et qu'ils n'en ont pas, on ne les payera pas :-)
Enfin 2h passees au poste frontiere, c'est long ! En plus, sur la route, les controles se multiplient, un tous les 50m au debut ! Les presidentielles sont dans un mois alors le pays est sur ses gardes5spcJusqu'a la banlieue de Lagos la route se fait facilement mais a 20 bornes de la ville ca commence a s'embouteiller et on ne sait pas trop quelle route emprunter. J'en profite pour demander notre route au voisin de bouchon, tres sympa mais on ne comprend pas bien la reponse. 50m plus loin on est encore arrete par des flics (ca doit faire le 20e depuis le debut !) et l'automobiliste sympa intervient en leur disant de nous laisser tranquille, et de le suivre, il va nous montrer le chemin. Cinq minutes plus tard, on se retrouve sur le bon echangeur (un concept nouveau en Afrique !) du contournement de Lagos. Une belle autoroute avec quelques trous, des gens qui traversent et des vehicules roulant a contre sens. Je n'ai plus conduit en ville depuis l'accrochage de Nouakchott et je me retrouve au volant sur ce Freeway, "free" dans tous les sens du terme !
Pour la suite de la route, on a le GPS, la carte et la possibilite de faire des demi-tours intempestifs sur l'autoroute en cas d'erreur ! Alors on trouve notre chemin. En plus comme il y a toujours des policiers, militaires, douaniers et j'en passe, on se fait souvent confirmer notre itineraire tout en prenant ca et la des nouvelles de la securite. Les policiers sont peu habitues a voir des blancs touristes alors au lieu d'un bakschich ils rigolent bien de nos histoires. Mais ca prend du temps d'etre arrete a chaque fois !
On se ploufera en brousse non loin de l'autoroute a 50km de Benin City, a peu pres au milieu de notre trajet. Les quelques passants, respectueux ou mefiants, nous salueront depuis le chemin et malgre nos craintes on n'aura pas de soucis.
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