Aujourd'hui on refait le chemin inverse, de Begnimato à Kani Kombole, en gros en un jour on a fait ce qu'on a parcouru en trois. En descendant dans la plaine, on voit le chemin qu'il aurait fallu parcourir sans lumière pour aller à la messe de minuit. Merki. De retour dans la plaine on marche pendant une dizaine de bornes dans le sable, avant d'atteindre teli et le déjeuner. 4h de marche sous le soleil, on a l'impression de faire un effort ! Sur la route, on croise nombre d'enfants chasseurs de pains de singe (fruits du baobab), qu'ils baladent en grappes après les avoir habilement décrochés à coup de lance-pierre. Mes chaussures me faisant un peu mal, Amadou négocie de nous prendre en zébu-stop à quelques centaines de mètres de Teli.
On y fait la pause syndicale : manger, sieste, avant de reprendre la route pour le Plouf qui n'est plus qu'à une heure de marche. Le Plouf est toujours là, gardé (?), et à l'ombre. On procède aux derniers échanges avec Amadou, qui m'offre un collier et à qui je donne le téléphone portable (recyclé de mon passage chez Orange) promis si on était content. Marc a été très dur et critique envers lui mais même s'il n'est pas au point niveau histoire et culture, c'est un bon logisticien qui a su s'adapter quand on lui a demandé de sortir de ses circuits connus. Et puis globalement on est content, alors...
Piste pour Bankass avec le Plouf. Là, on assiste à la procession des catholiques (une foule de gens partant en courant) et à la ronde des protestants : chants en dogon, djembé, et quelques Alleluia ajoutés. Après avoir appelé nos familles, on part faire quelques courses dans le marché en pierres construit par les français, et qui ressemble à un souterrain roman. Un rabatteur nous parle de heurts à Ouaga entre militaires et policiers avec des morts, on ne sait pas trop quel crédit lui apporter alors on se renseignera plus tard vers la frontière. Après l'échange des binouses vides contres des pleines on va se ploufer à 10 bornes où l'on finira, la larme à l'oeil, le saucisson de Noel.