En partant a la plage pour le week end (les ambassades etant fermees), on s’arrete pour acheter un pneu au Plouf. L’un de ceux qu’on avait achetes a ouaga presente des fissures inquietante tout le long de la jante. Selon le vendeur, c’est a cause du climat d’ici. Apres une recherche dans les nombreux containers remplis de pneus qui bordent la route, on en trouve un a la bonne taille. Pas de chance, apres montage il s’averera troue ! Notre vendeur, pas demonte pour autant, nous en trouvera un autre correct. Pendant ce temps on lui raconte notre voyage, il est impressionne mais essayera quand meme de nous faire payer le montage annonce comme inclus a la base. Ce matin deja, en achetant de quoi pique niquer, une femme a fait monter les prix a posteriori. C’est la premiere fois qu’on voit ca, apres des pays a mentalite plutot musulmane ou la parole est d’or.
Arrive a Kokrobite, on galere pour se trouver un spot entre hotels classes et residences privees, la plage est bien occupee. Finalement on suit un rabatteur qui nous propose une hutte en feuilles de palmier tressees. Il y a un parking ombrage et une petite piece donnant sur la mer : la classe ! Il nous trouvera de l’eau, des homards pour diner, bref il a reponse a toutes nos objections, alors qu’on se balade ensemble sur la plage ayant laisse le Plouf gare pres de chez lui. On reste donc mais apres une baignade et le picnic on se rend compte que l’interieur du Plouf est tout en desordre. Les tiroirs ont ete fouilles, le coffre sous le siege conducteur force… Bref on s’est fait braque par des pros qui n’ont pas eu de mal a crocheter la serrure. Pourtant apres inventaire on s’est fait voler le portable de Charlotte et l’equivalent de 40 euros en CFA et Cedis. Ils nous ont laisse de l’argent, nos papiers et CB, le GPS et surtout l’appareil photo tout neuf. On a echappe au pire mais on se sent quand meme viole dans notre Plouf ! Coup de fil depuis un telecentre a la maman de Charlotte pour bloquer le portable et puis on continue malgre tout notre apres midi plage. Quand le rabatteur / “hotelier” reapparait on lui explique, puis on l’accuse, surs que nous sommes, malgre le manque de preuve, qu’il est de meche. Lui tient un discours decousu sur le prix convenu du camping et l’eventuel passage du proprio demain qui ne sait pas que sa hutte est mise en location a des toursites.
Finalement apres le diner dans le resto d’a cote d’un poisson pas terrible, ou l’on apprend que les vols sont courant par ici, on part sans payer le camping pour se ploufer dans un endroit ou on se sentira plus tranquille. On finira par demander l’hospitalite dans une maison en travaux, plus loin sur la plage. Le chef de famille nous accueillera chaleureusement apres avoir compati a nos malheurs.