On dit au revoir au village ce matin en distribuant nos coordonnées que tout le monde réclame. On ne sait pas bien pourquoi, mais si tous les gens on a donné notre adresse nous écrivent, on va en avoir du courrier !
Passage au marché de Kpevé puis direction Ho et le mont Adaklu. Il y a, au petit village de Helekpé, un "community based project" pour monter les touristes en haut de la montagne. Ces projets, financés initialement par une association, fonctionnent ensuite de manière autonome et s'ils sont chers, c'est en général bien organisé (presque trop). En tout cas, ça sert parceque, arrivé dans le village, qu'on a un peu de mal à trouver, malgré les 6 panneaux à Ho, personne sur la route n'a l'air de connaître, on sent qu'il y a ici plus d'argent. Les maisons sont plus belles, la route aussi, il y a des points d'eau et c'est propre !
On part donc pour 3 heures de balade éprouvante. En effet, après s'être arrêté dans un autre village au pied de la montagne pour récupérer un deuxième guide (on sera donc avec Bright et Wisdom, la classe !) et salué le chef du village, on part à l'assaut de la montagne. Au début ça monte dur et on souffle et sue beaucoup, il est midi et on est encore en pays tropical, malgré l'altitude, chaud et très très humide. Ensuite, ça se transforme en alpinisme ou presque puisque des cordes sont installées et qu'on a souvent besoin des mains.
Finalement, juste avant d'être totalement liquéfiés malgré plusieurs grosses pauses, on arrive au sommet. la falaise surplombe le village et toute la plaine alentour, c'est super ! La descente est plus facile et après un sprite tiède (à défaut de coca frais :-() on retourne faire nos provisions à Ho. Charlotte se débat entre nos deux guides imprécis et la carte fausse pour nous guider, et à défaut de prendre la route la plus facile on prendra la plus courte pour Amedzofe. On est a quelques km de la frontière togolaise et il y a donc beaucoup de contrôles de flics et de douanes, plus ou moins coulants et sympas, ou prétentieux et pointilleux.
On veut avancer un maximum mais la nuit arrive tôt et pour cause un gros orage tropical se prépare. On trouve un petit chemin qui se perd dans la jungle et à peine ploufé, c'est la saucée ! Craignant de rester embourbé demain, on se rapproche de la route mais il pleut toujours fort et on s'organise en conséquence. Sous la pluie en maillot de bain "façon Tahiti douche", rafraichissant et rigolo. Mise en place de la bâche sur le toit du plouf pour limiter les fuites. Apéro dans le Plouf où on arrive à s'aménager un peu d'espace pour le désormais traditionnel pâté du vendredi. Comme il continue de pleuvoir, on transforme le dîner en grosse salade (pas besoin de cuisson) qu'on mange à l'intérieur avant de dormir. De toute façon après la balade, on est crevé. |