Direction la douane ce matin pour se renseigner sur les formalités de dédouanement de la voiture. On va directement à la direction générale des douanes où le gardien nous conduit au bureau du directeur. Les habits sales et en tongs, on ne se sent pas très à l'aise au milieu de ces fonctionnaires en costard. Une assistante nous indiquera les principales démarches à effectuer et nous renverra vers le bureau de Yaoundé centre. On tourne un peu dans la ville avant de le trouver, sur un très mauvais chemin de terre menant à la gare marchandise. Et oui il y a un train ici, et il marche même un peu !
C'est miteux, contrairement à la direction génerale et quelques fonctionnaires dorment dans leur bureau. Partout des posters tels que "la corruption c'est pas bien" ou "soit un bon citoyen"... On est reçu par le chef dans son grand bureau qui nous expliquera que les droits à payer sont de 800 000 CFA (1200€, plus que le prix du Plouf) et qu'on doit passer par un transitaire. Quand je lui demande s'il y a d'autres frais, il monte sur ses grands chevaux comme si j'avais sous-entendu que ses services étaient corrompus.
On passe aussi dans une agence de voyage pour réserver deux billets aller simple sur Royal Air Maroc le 12/04. Ils ne coûtent que 300 000 CFA donc même si on brade le Plouf ça devrait couvrir le retour. En effet, vu les réactions, on revoit notre prix à la baisse et de 3 millions on ne demande plus qu'un million. Après le déjeuner on passe voir une société de transitaires qui nous fait un devis très élevé pour le dédouanement. On passera aussi proposer le Plouf à quelques boutiques de pompes funèbres dont une paraîtra un peu intéressée.
Après un bref passage à l'hôtel, on ira débloquer un de nos portables et acheter une puce pour avoir un numéro camerounais, ça facilitera grandement nos recherches d'acheteur demain.