On passe la matinée sur la tôle ondulée avantde rejoindre le goudron à 30 km de Yaoundé. En chemin on s'arrete pour changer le joint de l'echappement, ce que Marc réussit brillament. Le Plouf ne fait (presque) plus de bruit et il n'y a plus d'essence dans le filtre à air.
On revient à Yaoundé pour conclure la vente du Plouf, mais malheureusement notre interlocuteur M Toufic n'a avancé ni au niveau de la douane, ni au niveau du ministre qui est injoignable - et l'on ne sait pas si Prosper notre premier intermédiaire bourré au moment de négociations a bien transmis notre besoin impératif de récupérer les papiers de douane. Résultat on se retrouve coincés entre le dossier qui est bloqué et notre visa qui expire le 13/04... PAs très confortable.
L'après midi on en profite pour offrir un lavage au Plouf, rouge de poussière après les 500 km de pistes difficiles. De retour à la pension on prendra l'apéro avec Jeff, le fils de la proprio, qui nous contera des petits bijoux de la politique africaine : le président du Zimbabwe qui fait un appel aux dons télévisé à ses citoyens pour son anniversaire, celui de Gambie qui prétend guérir le Sida par imposition des mains, ou encore Lansana Conté en Guinéé qui affirme devant le rapport des grèves subies dans le pays que lui aussi aurait manifesté face à une telle situation !
Couchés un peu inquiets avec les événements de demain. On verra bien...