On fait un tour au marche de Lotto ce matin mais il est encore tot et il n'y a pas grand chose. On roule donc jusqu'a Diebougou la grande ville du coin ou on retrouve le goudron et l'electricite. Un tour au marche beaucoup plus fourni et j'en profite pour faire reparer mes tongs (cassees hier au foot) a un stand specialise dans cette activite : la reparation de tongs en plastique chinoises. Il coud un bout de la tong et resultat ca me dechire le pied quand je marche ! On rencontre Louis qui a 19 ans meme s'il en parait 12 (une maladie quand il etait petit). Il se propose de nous emmener visiter les environs et on le suit. Il nous raconte qu'il est orphelin recueilli par une tante et qu'avant de vendre de kleenex il a ete cireur de chaussures, charetier, berger pour se payer sa nourriture.
On arrive d'abord a la foret municipale (un parc jungle) puis a une colline entouree d'une belle cloture avec de superbes maisons en haut. Les francais ont paye pour construire ca et c'est rutilant mais ferme et vide. La colline est creusee de galeries a meme la roche volcanique et ayant servi d'abri lors d'une guerre (laquelle ?). C est cela qui explique l'eventuelle venue de touriste et donc la construction de ces batiment fermes et du campement en contrebas tout aussi rutilant et vide bien qu'apparemment ouvert.
On fait ensuite un tour par le lac artificiel ou l'on apercoit des caimans qui nagent alors que les femmes font la lessive au bord. Puis Louis nous fait traverser le village et on s'arrete chez sa tante pour acheter de l'atieke (sorte de semoule de manioc bon et leger). Retour en ville et dejeuner avec Louis dans un stand de riz avant de reprendre la route.
On discute avec Charlotte sur l'interet de se ploufer en pleine brousse ou a cote d'une concession (maison familiale) voire d'un village et finalement on se met au milieu de nulle part. En fait on aura quand meme quatre spectateurs ce soir qui s'assoieront a distance pour nous regarder comme des betes bizarres.